Les collages de Karl Waldmann, Approches esthétiques et philosophiques.
sous la direction de Jean-Philippe Cazier. Les Éditions Sils Maria.

 

Karl Waldmann pourrait être un personnage d’un film d’Orson Welles ou d’une fiction de Borges. Si son œuvre est encore mal connue, puisque en un sens il s’agit d’une œuvre « nouvelle », elle a pourtant été créée dans la première moitié du XXe siècle, par un artiste inconnu. Waldmann serait né à Dresde vers 1890 et mort dans un camp soviétique vers 1958. Son œuvre, découverte par hasard à Berlin après la chute du Mur, réunit certains traits essentiels des avant-gardes artistiques russes et allemandes de la première moitié du XXe siècle. Si la valeur et la cohérence du travail de Waldmann sont évidentes, sa biographie plus que lacunaire entoure l’exhumation de cette œuvre d’interrogations multiples et de zones d’ombre. Cependant, la qualité des collages et photomontages de Waldmann permet de les placer parmi les réussites de l’art de cette époque et de regarder cette œuvre comme un des moments importants de la production artistique du XXe siècle. Ce volume constitue la première monographie consacrée à l’œuvre de Karl Waldmann ; les textes qui le composent en proposent diverses approches esthétiques, philosophiques et historiques.

Les auteurs.

Jean-Philippe Cazier, K. W. – Présentation d’un inconnu.

Stéphane Massonet, La femme, le ciseau et le politique.

Ange-Henri Pieraggi, L’Événement Karl Waldmann.

Adnen Jdey, Brève esthétique machinique – Entre Waldmann et Deleuze.

Fabien Defendini, Qui cisaille l’esprit du nom dit la vérité ?

Pascal Polar, Karl Waldmann existe.

 

 
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